La rédaction de 20 Minutes à Zurich. (KEYSTONE/Gaetan Bally)

L’Annuaire sur la qualité des médias en Suisse du Centre de recherche Public et Société de l’Université de Zurich (fög) pour 2024 a également examiné l’acceptation de l’intelligence artificielle (IA) par les consommateurs de médias. Selon les chercheurs, il en ressort un scepticisme persistant quant à l’utilisation de l’IA dans le journalisme. Près des trois quarts des personnes interrogées estiment que les risques de l’IA dans le journalisme sont élevés, craignant surtout des effets négatifs sur la qualité des médias et une augmentation des fausses nouvelles.

Les sondés approuvent les applications de soutien de l’IA – traductions, analyses de données ou recherches . Mais plus l’IA intervient directement dans l’output journalistique, par exemple dans la production de textes ou d’images, plus le scepticisme est grand.

Une majorité souhaite donc également une plus grande transparence sur la manière et les endroits où l’IA est utilisée dans un média  et que les rédactions assument l’entière responsabilité des contributions générées par l’IA. Et bien que de nombreux éditeurs et médias aient entre-temps édicté des directives internes sur l’utilisation de l’IA, une majorité estime que l’utilisation de l’IA n’est pas suffisamment responsable.

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Quel est le coût de l’absence de journalisme ?

350 à 500 milliards de dollars américains. C’est le coût annuel estimé de la désinformation pour l’économie mondiale. Ce chiffre est tiré d’un rapport récent de la DW-Akademie, de l’UNESCO et de l’International Fund For Public Interest Media. La thèse centrale du rapport est la suivante : le journalisme indépendant n’est pas un simple « plus », mais une sorte d’infrastructure – comparable à l’eau potable ou à des routes en bon état. Son absence a des conséquences mesurables sur l’économie, la sécurité et la gestion des crises.

09.07.2026, Andrina Schmid

Comment les réseaux sociaux et l’IA transforment la consommation d’informations

Pour la première fois, les internautes du monde entier s’informent davantage via les réseaux sociaux et les plateformes vidéo que directement sur les sites web des médias. C’est ce que révèle le nouveau Digital News Report de l’Institut Reuters. La Suisse suit certes cette tendance, mais les médias traditionnels y restent nettement plus importants qu’à l’échelle internationale. Voici un aperçu des principaux résultats.

18.06.2026, Andrina Schmid

La vérité a un problème avec les deepfakes

Depuis l’arrivée de ChatGPT, l’IA fait désormais partie de notre quotidien. Avec la révolution de l’IA, un nouveau terme fait de plus en plus souvent son apparition : les deepfakes. Il s’agit d’images et de vidéos générées par l’IA qui diffusent des contenus qui n’ont jamais eu lieu. Elles sont de plus en plus utilisées dans les campagnes politiques. On en sait encore peu sur les deepfakes et leurs répercussions sur la population et, surtout, sur la démocratie.

02.06.2026, Andrina Schmid

Contenus générés par IA: 94% sont favorables à une mention obligatoire

Une nette majorité (69%) de la population suisse n’apprécie pas la personnalisation des contenus dans les médias en fonction du comportement d’utilisation. Les contenus générés par l’IA ne rencontrent pas non plus d’écho positif: seul un quart des personnes interrogées estiment que ces contenus ont rendu les médias sociaux plus attrayants. La quasi-totalité des sondés se dit favorable à une obligation d’apposer une mention et 87% s’attendent à ce que l’IA fasse augmenter les cas de cyberescroquerie. Par ailleurs, d’après la deuxième édition du baromètre d’AXA sur la cybersécurité, un peu plus de la moitié des personnes interrogées aimeraient passer moins de temps sur leurs appareils numériques privés. Chez les moins de 36 ans, la proportion est même de deux tiers.

06.05.2026, Medienmitteilung

Seul 1 % de la population mondiale bénéficie d’une «bonne» liberté de la presse

L’organisation Reporters sans frontières a publié le 30 avril 2026 son classement annuel de la liberté de la presse. La carte interactive qui l’accompagne se pare de plus en plus d’orange et de rouge, soulignant ainsi que la liberté de la presse s’est encore détériorée par rapport à l’année dernière. Seul 1 % de la population mondiale vit encore dans une région où la situation est jugée bonne. Le classement met en évidence certaines tendances, mais pour bien comprendre la situation, il faut également porter un regard plus nuancé sur la méthode de mesure elle-même.

04.05.2026, Andrina Schmid

«Nous n’avons pas un problème d’IA, mais un problème de cerveau»

La désinformation, les fausses nouvelles et les contenus générés par l’IA marquent le quotidien des enseignants et des jeunes. La troisième conférence nationale sur la compétence en matière d’information de l’association UseTheNews était consacrée à ces questions. Conclusion : les écoles y voient des opportunités, mais sont également confrontées à l’incertitude et au surmenage. On attend des responsables politiques qu’ils assument davantage leurs responsabilités.

24.03.2026, UseTheNews

Quelle est la valeur du Journalisme?

Les jeunes ne lisent presque plus les journaux. Cette phrase préoccupe les éditeurs de journaux du monde entier. La disposition à payer pour des contenus journalistiques en ligne est faible: en Suisse, elle est certes légèrement supérieure à la moyenne européenne (17 %), mais elle stagne depuis des années. Les abonnements restent un élément important des modèles de financement des médias, mais la question se pose : la génération Z sera-t-elle encore prête à payer pour le journalisme ?

13.01.2026, Markus Spillmann