Trump avec des agents du Secret Service à Butler. (KEYSTONE/AP Photo/Evan Vucci)

Les photos ne peuvent montrer que l’instant présent, c’est-à-dire qu’elles ne donnent qu’un aperçu d’un événement. L’observateur ne peut pas savoir ce qui s’est passé avant, pendant et après, ni dans quel contexte se situe la photo. Il faut donc toujours replacer ce moment isolé dans une séquence d’événements ou dans un contexte factuel. Dans l’exemple de Trump, celui qui ne sait pas que l’on vient de tirer sur le candidat à l’élection présidentielle, pour lequel il existe d’innombrables témoins oculaires et des enregistrements TV en direct, pourrait peut-être penser qu’il s’est blessé en tombant sur scène. Mais ce ne serait pas la réalité, car la tentative d’assassinat a bel et bien eu lieu.

Mais les images peuvent aussi être manipulées. Techniquement, c’est plus facile que jamais à l’ère du numérique. Mais il y a 100 ans déjà, les photographies étaient retouchées, c’est-à-dire modifiées après coup pour donner l’illusion d’un autre état de fait. Enfin, les photos peuvent également être mises en scène. Des objets sont alors disposés selon un modèle précis, sans que l’observateur ne le remarque. La photo « Le baiser devant l’Hôtel de Ville » de Robert Doisneau, prise en 1950, est devenue célèbre dans le monde entier. Elle montre comme par hasard un couple qui s’embrasse au milieu d’une scène de rue animée. En réalité, il s’agit d’acteurs, la scène est posée.

En savoir plus sur la manipulation des images et comment vérifier l’authenticité des photos :

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Quel est le coût de l’absence de journalisme ?

350 à 500 milliards de dollars américains. C’est le coût annuel estimé de la désinformation pour l’économie mondiale. Ce chiffre est tiré d’un rapport récent de la DW-Akademie, de l’UNESCO et de l’International Fund For Public Interest Media. La thèse centrale du rapport est la suivante : le journalisme indépendant n’est pas un simple « plus », mais une sorte d’infrastructure – comparable à l’eau potable ou à des routes en bon état. Son absence a des conséquences mesurables sur l’économie, la sécurité et la gestion des crises.

09.07.2026, Andrina Schmid

Comment les réseaux sociaux et l’IA transforment la consommation d’informations

Pour la première fois, les internautes du monde entier s’informent davantage via les réseaux sociaux et les plateformes vidéo que directement sur les sites web des médias. C’est ce que révèle le nouveau Digital News Report de l’Institut Reuters. La Suisse suit certes cette tendance, mais les médias traditionnels y restent nettement plus importants qu’à l’échelle internationale. Voici un aperçu des principaux résultats.

18.06.2026, Andrina Schmid

La vérité a un problème avec les deepfakes

Depuis l’arrivée de ChatGPT, l’IA fait désormais partie de notre quotidien. Avec la révolution de l’IA, un nouveau terme fait de plus en plus souvent son apparition : les deepfakes. Il s’agit d’images et de vidéos générées par l’IA qui diffusent des contenus qui n’ont jamais eu lieu. Elles sont de plus en plus utilisées dans les campagnes politiques. On en sait encore peu sur les deepfakes et leurs répercussions sur la population et, surtout, sur la démocratie.

02.06.2026, Andrina Schmid

Contenus générés par IA: 94% sont favorables à une mention obligatoire

Une nette majorité (69%) de la population suisse n’apprécie pas la personnalisation des contenus dans les médias en fonction du comportement d’utilisation. Les contenus générés par l’IA ne rencontrent pas non plus d’écho positif: seul un quart des personnes interrogées estiment que ces contenus ont rendu les médias sociaux plus attrayants. La quasi-totalité des sondés se dit favorable à une obligation d’apposer une mention et 87% s’attendent à ce que l’IA fasse augmenter les cas de cyberescroquerie. Par ailleurs, d’après la deuxième édition du baromètre d’AXA sur la cybersécurité, un peu plus de la moitié des personnes interrogées aimeraient passer moins de temps sur leurs appareils numériques privés. Chez les moins de 36 ans, la proportion est même de deux tiers.

06.05.2026, Medienmitteilung

Seul 1 % de la population mondiale bénéficie d’une «bonne» liberté de la presse

L’organisation Reporters sans frontières a publié le 30 avril 2026 son classement annuel de la liberté de la presse. La carte interactive qui l’accompagne se pare de plus en plus d’orange et de rouge, soulignant ainsi que la liberté de la presse s’est encore détériorée par rapport à l’année dernière. Seul 1 % de la population mondiale vit encore dans une région où la situation est jugée bonne. Le classement met en évidence certaines tendances, mais pour bien comprendre la situation, il faut également porter un regard plus nuancé sur la méthode de mesure elle-même.

04.05.2026, Andrina Schmid

«Nous n’avons pas un problème d’IA, mais un problème de cerveau»

La désinformation, les fausses nouvelles et les contenus générés par l’IA marquent le quotidien des enseignants et des jeunes. La troisième conférence nationale sur la compétence en matière d’information de l’association UseTheNews était consacrée à ces questions. Conclusion : les écoles y voient des opportunités, mais sont également confrontées à l’incertitude et au surmenage. On attend des responsables politiques qu’ils assument davantage leurs responsabilités.

24.03.2026, UseTheNews

Quelle est la valeur du Journalisme?

Les jeunes ne lisent presque plus les journaux. Cette phrase préoccupe les éditeurs de journaux du monde entier. La disposition à payer pour des contenus journalistiques en ligne est faible: en Suisse, elle est certes légèrement supérieure à la moyenne européenne (17 %), mais elle stagne depuis des années. Les abonnements restent un élément important des modèles de financement des médias, mais la question se pose : la génération Z sera-t-elle encore prête à payer pour le journalisme ?

13.01.2026, Markus Spillmann